Message de consolation pour un deuil : exemples et conseils
Presque tout le monde a l’impression de ne rien avoir à dire. Bonne nouvelle : il n’en faut pas beaucoup. Les endeuillés se souviennent rarement de qui a trouvé la phrase parfaite ; ils se souviennent de qui est venu, de qui a écrit, et de qui leur a raconté quelque chose qu’ils ignoraient sur la personne disparue.
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Les paroles traditionnelles
En quittant une maison de chiva, on dit traditionnellement : « Que l’Omniprésent vous console parmi les endeuillés de Sion et de Jérusalem » (en hébreu : « HaMakom yena’hem et’hem betokh che’ar avelé Tsion viYerouchalayim »). Dans de nombreuses communautés séfarades, on dit aussi « Min hachamayim tenou’hamou » (« Soyez consolés par le Ciel »). Par écrit, les formules habituelles sont « Toutes mes condoléances », « Je suis de tout cœur avec vous » et « Que son souvenir soit une bénédiction ».
Pendant la chiva : quelques règles simples
- Laissez l’endeuillé parler en premier. Selon la tradition juive, les visiteurs n’ouvrent pas la conversation avant que l’endeuillé ne parle. Et c’est simplement juste : peut-être veut-il parler du défunt, peut-être de tout autre chose.
- Écoutez plus que vous ne parlez. Rester en silence auprès de quelqu’un n’est pas un échec. C’est une présence.
- Racontez un souvenir. Ce que l’on peut apporter de plus consolant, c’est une histoire sur la personne disparue, surtout une que la famille ne connaît pas.
- Ne restez pas trop longtemps. Vingt minutes à une demi-heure suffisent en général. D’autres viendront, et les endeuillés sont épuisés.
- Renseignez-vous sur les horaires. La famille indique en général quand elle reçoit. Il est permis de consoler les endeuillés pendant Chabbat, et beaucoup viennent ce jour-là ; mais bien des familles ne reçoivent pas le Chabbat : fiez-vous aux horaires donnés par la famille.
- Un repas aide. Dans une maison de chiva, on reçoit beaucoup et on cuisine peu. Un plat préparé, en accord avec quelqu’un de la famille, est une vraie aide.
Ce qu’il vaut mieux ne pas dire
- « Je sais exactement ce que tu ressens. » Même si vous avez vécu une perte semblable, chaque deuil est différent.
- « Au moins, il a eu une longue vie. » « Au moins, elle n’a pas souffert. » Le « au moins » rapetisse la douleur.
- « Tout arrive pour une raison. » Si les endeuillés le disent eux-mêmes, vous pouvez acquiescer. Le leur dire, non.
- « Sois fort. » Ce n’est pas nécessaire. Ils ont le droit d’être faibles maintenant.
- Des questions sur les circonstances du décès. S’ils veulent en parler, ils le feront.
Messages de condoléances : exemples
À un ami proche
J’ai appris pour ton père et je ne trouve pas les mots. Je suis tellement désolé.Je repense à lui nous emmenant à la plage chaque été, en chantant tout le trajet.Je suis là pour tout, même au milieu de la nuit.
À un collègue
Je suis sincèrement désolée pour le décès de votre mère. Que son souvenir soit une bénédiction.Ne vous inquiétez de rien au travail, nous nous organisons. Prenez tout le temps qu’il vous faut.
À une famille que l’on connaît moins
Nous partageons votre peine après le décès de Moché. C’était un voisin précieux et un homme chaleureux, il nous manquera.Que l’Omniprésent vous console parmi les endeuillés de Sion et de Jérusalem.
Quelques semaines plus tard
J’ai pensé à vous aujourd’hui. Je sais que les chelochim approchent.Je voulais vous dire que je me souviens d’elle. De son rire dans la cuisine.
Après la première semaine
L’essentiel du soutien arrive la première semaine, puis disparaît. C’est plus tard (à la fin des chelochim, à la première fête, à la première hazkara) qu’un court message compte le plus. Notez la date. Le calculateur vous dira quand tombe la hazkara.
Et si la famille a créé une page de mémoire, c’est là qu’il faut écrire votre souvenir. Il y restera, et la famille le relira pendant des années, bien après qu’un message aura sombré au fond d’une conversation.
Quand tombe la hazkara ?
Le calculateur trouve la date hébraïque du décès et la hazkara des dix prochaines années.
Questions fréquentes
Que dit-on en arrivant dans une maison de chiva ?
Selon l’usage, on ne salue pas les endeuillés et on n’ouvre pas la conversation ; on s’assoit et on attend qu’ils parlent. Si cela vous semble gênant, un regard, une main sur l’épaule ou « je suis tellement désolé » suffisent.
Que dit-on en partant ?
« Que l’Omniprésent vous console parmi les endeuillés de Sion et de Jérusalem », ou selon l’usage séfarade « Min hachamayim tenou’hamou ».
Peut-on présenter ses condoléances par message ?
Oui, surtout si vous n’êtes pas très proche ou ne pouvez pas venir. Un message personnel, avec un souvenir de la personne, compte plus qu’un long texte général.
Un seul endroit pour tout ce qui reste
Une page de mémoire que vous tenez : l’histoire d’une vie, des photographies, des enregistrements, et les souvenirs que la famille et les amis envoient et que vous validez. Un rappel avant chaque hazkara si la page affiche les dates hébraïques, et tout se télécharge à tout moment. Créer et remplir la page est gratuit. Elle reste privée, visible de vous seul, jusqu’à ce que vous l’ouvriez aux autres en un seul paiement : 99 ₪ en Israël, 39 $ ailleurs. Sans abonnement.
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