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Le kaddish des endeuillés

Le kaddish des endeuillés (kaddish yatom) est dit par les proches en deuil à l’enterrement, à chaque office avec minyan pendant le deuil, à la hazkara et à chaque anniversaire hébraïque du décès. Le voici en hébreu, en phonétique et en traduction.

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En hébreu (texte ashkénaze)

  1. L’endeuilléיִתְגַּדַּל וְיִתְקַדַּשׁ שְׁמֵהּ רַבָּא.
  2. L’assembléeאָמֵן.
  3. L’endeuilléבְּעָלְמָא דִּי בְרָא כִרְעוּתֵהּ, וְיַמְלִיךְ מַלְכוּתֵהּ בְּחַיֵּיכוֹן וּבְיוֹמֵיכוֹן וּבְחַיֵּי דְכָל בֵּית יִשְׂרָאֵל, בַּעֲגָלָא וּבִזְמַן קָרִיב, וְאִמְרוּ אָמֵן.
  4. L’assembléeאָמֵן.
  5. Tousיְהֵא שְׁמֵהּ רַבָּא מְבָרַךְ לְעָלַם וּלְעָלְמֵי עָלְמַיָּא.
  6. L’endeuilléיִתְבָּרַךְ וְיִשְׁתַּבַּח וְיִתְפָּאַר וְיִתְרוֹמַם וְיִתְנַשֵּׂא וְיִתְהַדָּר וְיִתְעַלֶּה וְיִתְהַלָּל שְׁמֵהּ דְּקֻדְשָׁא בְּרִיךְ הוּא.
  7. L’assembléeבְּרִיךְ הוּא.
  8. L’endeuilléלְעֵלָּא מִן כָּל בִּרְכָתָא וְשִׁירָתָא, תֻּשְׁבְּחָתָא וְנֶחֱמָתָא, דַּאֲמִירָן בְּעָלְמָא, וְאִמְרוּ אָמֵן.
  9. L’assembléeאָמֵן.
  10. L’endeuilléיְהֵא שְׁלָמָא רַבָּא מִן שְׁמַיָּא וְחַיִּים עָלֵינוּ וְעַל כָּל יִשְׂרָאֵל, וְאִמְרוּ אָמֵן.
  11. L’assembléeאָמֵן.
  12. L’endeuilléעֹשֶׂה שָׁלוֹם בִּמְרוֹמָיו, הוּא יַעֲשֶׂה שָׁלוֹם עָלֵינוּ וְעַל כָּל יִשְׂרָאֵל, וְאִמְרוּ אָמֵן.
  13. L’assembléeאָמֵן.

En phonétique

  1. L’endeuilléItgadal véitkadach chémé rabba.
  2. L’assembléeAmen.
  3. L’endeuilléBéalma di véra khirouté, véyamlikh malkhouté bé’hayékhone ouvyomékhone ouv’hayé dékhol beit Israël, baagala ouvizmane kariv, véimrou : amen.
  4. L’assembléeAmen.
  5. TousYéhé chémé rabba mévarakh léalam oulalmé almaya.
  6. L’endeuilléItbarakh véichtaba’h véitpaar véitromam véitnassé véit‑hadar véitalé véit‑halal chémé dékoudcha brikh hou.
  7. L’assembléeBrikh hou.
  8. L’endeuilléLééla mine kol birkhata véchirata, touchbé’hata véné’hémata, daamirane béalma, véimrou : amen.
  9. L’assembléeAmen.
  10. L’endeuilléYéhé chélama rabba mine chémaya vé’hayim alénou véal kol Israël, véimrou : amen.
  11. L’assembléeAmen.
  12. L’endeuilléOssé chalom bimromav, hou yaassé chalom alénou véal kol Israël, véimrou : amen.
  13. L’assembléeAmen.

Traduction

Que Son grand Nom soit glorifié et sanctifié dans le monde qu’Il a créé selon Sa volonté. Qu’Il établisse Son règne de votre vivant et de vos jours, et du vivant de toute la maison d’Israël, bientôt et dans un temps proche ; et dites : Amen.

Que Son grand Nom soit béni à jamais et pour l’éternité des éternités.

Que soit béni, loué, glorifié, exalté, élevé, honoré, magnifié et célébré le Nom du Saint, béni soit-Il, au-delà de toutes les bénédictions et de tous les chants, louanges et consolations prononcés dans le monde ; et dites : Amen.

Qu’une grande paix descende du ciel, et la vie, sur nous et sur tout Israël ; et dites : Amen.

Que Celui qui fait la paix dans Ses hauteurs fasse la paix sur nous et sur tout Israël ; et dites : Amen.

Dans les rites séfarade et hassidique

Après « véyamlikh malkhouté », on ajoute « וְיַצְמַח פֻּרְקָנֵהּ וִיקָרֵב מְשִׁיחֵהּ » (véyats’ma’h pourkané vikarev méchi’hé, « qu’Il fasse germer Sa délivrance et rapproche Son messie »), auquel on répond amen. Dans le rite séfarade, la dernière ligne devient « עֹשֶׂה שָׁלוֹם בִּמְרוֹמָיו, הוּא בְּרַחֲמָיו יַעֲשֶׂה שָׁלוֹם עָלֵינוּ וְעַל כָּל עַמּוֹ יִשְׂרָאֵל » (ossé chalom bimromav, hou béra’hamav yaassé chalom alénou véal kol amo Israël). Les communautés d’Afrique du Nord et d’Orient disent aussi un « yéhé chélama rabba » plus long : suivez le siddour de votre synagogue.

Dans le texte ashkénaze, pendant les dix jours de pénitence, entre Roch Hachana et Kippour, « lééla mine kol birkhata » devient « lééla lééla mikol birkhata », et beaucoup disent aussi « ossé hachalom » au lieu de « ossé chalom ».

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Qui dit le kaddish, et quand ?

Le kaddish des endeuillés est dit par les proches en deuil, avant tout les enfants. On le dit à l’enterrement, aux offices avec minyan pendant le deuil, aux chelochim, à la hazkara et à chaque anniversaire. À l’inhumation même, beaucoup de communautés disent un kaddish particulier, plus long (le kaddish dé-it’hadata), que quelqu’un de la ’hevra kadicha lit en général avec les endeuillés. Dans certaines communautés les filles et les femmes disent le kaddish, dans d’autres non ; mieux vaut se renseigner à la synagogue.

Combien de temps dit-on le kaddish pour un parent ?

Pour un père ou une mère, l’usage ashkénaze est de le dire onze mois, et non une année entière ; chez beaucoup de séfarades, on s’interrompt une semaine au début du douzième mois, puis on reprend jusqu’à la fin des douze mois. Ensuite on le dit à chaque anniversaire, selon la date hébraïque du décès, calculable ici.

Pourquoi un minyan ?

Le kaddish est une prière de sanctification, dite seulement en présence d’un minyan de dix. Quand un endeuillé ne peut pas y être, certains demandent à une synagogue ou à quelqu’un d’autre de le dire pour lui, et ajoutent de l’étude et des Tehilim en mémoire du défunt.

Questions fréquentes

Peut-on dire le kaddish sans lire l’hébreu ?

Oui. La phonétique ci-dessus est faite pour cela ; beaucoup le disent ainsi pendant toute la période de deuil.

Quelle différence avec le kaddish dérabbanane ?

Le kaddish dérabbanane se dit après l’étude de la Torah orale et comporte un paragraphe de plus pour « Israël et nos maîtres ». Les endeuillés le disent aussi, en général.

Dit-on le kaddish à la hazkara au cimetière ?

Oui, s’il y a un minyan (dix hommes, dans l’usage orthodoxe). Il vaut donc la peine de vérifier à l’avance qui viendra.

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