Le kaddish des endeuillés
Le kaddish des endeuillés (kaddish yatom) est dit par les proches en deuil à l’enterrement, à chaque office avec minyan pendant le deuil, à la hazkara et à chaque anniversaire hébraïque du décès. Le voici en hébreu, en phonétique et en traduction.
En hébreu (texte ashkénaze)
- L’endeuilléיִתְגַּדַּל וְיִתְקַדַּשׁ שְׁמֵהּ רַבָּא.
- L’assembléeאָמֵן.
- L’endeuilléבְּעָלְמָא דִּי בְרָא כִרְעוּתֵהּ, וְיַמְלִיךְ מַלְכוּתֵהּ בְּחַיֵּיכוֹן וּבְיוֹמֵיכוֹן וּבְחַיֵּי דְכָל בֵּית יִשְׂרָאֵל, בַּעֲגָלָא וּבִזְמַן קָרִיב, וְאִמְרוּ אָמֵן.
- L’assembléeאָמֵן.
- Tousיְהֵא שְׁמֵהּ רַבָּא מְבָרַךְ לְעָלַם וּלְעָלְמֵי עָלְמַיָּא.
- L’endeuilléיִתְבָּרַךְ וְיִשְׁתַּבַּח וְיִתְפָּאַר וְיִתְרוֹמַם וְיִתְנַשֵּׂא וְיִתְהַדָּר וְיִתְעַלֶּה וְיִתְהַלָּל שְׁמֵהּ דְּקֻדְשָׁא בְּרִיךְ הוּא.
- L’assembléeבְּרִיךְ הוּא.
- L’endeuilléלְעֵלָּא מִן כָּל בִּרְכָתָא וְשִׁירָתָא, תֻּשְׁבְּחָתָא וְנֶחֱמָתָא, דַּאֲמִירָן בְּעָלְמָא, וְאִמְרוּ אָמֵן.
- L’assembléeאָמֵן.
- L’endeuilléיְהֵא שְׁלָמָא רַבָּא מִן שְׁמַיָּא וְחַיִּים עָלֵינוּ וְעַל כָּל יִשְׂרָאֵל, וְאִמְרוּ אָמֵן.
- L’assembléeאָמֵן.
- L’endeuilléעֹשֶׂה שָׁלוֹם בִּמְרוֹמָיו, הוּא יַעֲשֶׂה שָׁלוֹם עָלֵינוּ וְעַל כָּל יִשְׂרָאֵל, וְאִמְרוּ אָמֵן.
- L’assembléeאָמֵן.
En phonétique
- L’endeuilléItgadal véitkadach chémé rabba.
- L’assembléeAmen.
- L’endeuilléBéalma di véra khirouté, véyamlikh malkhouté bé’hayékhone ouvyomékhone ouv’hayé dékhol beit Israël, baagala ouvizmane kariv, véimrou : amen.
- L’assembléeAmen.
- TousYéhé chémé rabba mévarakh léalam oulalmé almaya.
- L’endeuilléItbarakh véichtaba’h véitpaar véitromam véitnassé véit‑hadar véitalé véit‑halal chémé dékoudcha brikh hou.
- L’assembléeBrikh hou.
- L’endeuilléLééla mine kol birkhata véchirata, touchbé’hata véné’hémata, daamirane béalma, véimrou : amen.
- L’assembléeAmen.
- L’endeuilléYéhé chélama rabba mine chémaya vé’hayim alénou véal kol Israël, véimrou : amen.
- L’assembléeAmen.
- L’endeuilléOssé chalom bimromav, hou yaassé chalom alénou véal kol Israël, véimrou : amen.
- L’assembléeAmen.
Traduction
Que Son grand Nom soit glorifié et sanctifié dans le monde qu’Il a créé selon Sa volonté. Qu’Il établisse Son règne de votre vivant et de vos jours, et du vivant de toute la maison d’Israël, bientôt et dans un temps proche ; et dites : Amen.
Que Son grand Nom soit béni à jamais et pour l’éternité des éternités.
Que soit béni, loué, glorifié, exalté, élevé, honoré, magnifié et célébré le Nom du Saint, béni soit-Il, au-delà de toutes les bénédictions et de tous les chants, louanges et consolations prononcés dans le monde ; et dites : Amen.
Qu’une grande paix descende du ciel, et la vie, sur nous et sur tout Israël ; et dites : Amen.
Que Celui qui fait la paix dans Ses hauteurs fasse la paix sur nous et sur tout Israël ; et dites : Amen.
Dans les rites séfarade et hassidique
Après « véyamlikh malkhouté », on ajoute « וְיַצְמַח פֻּרְקָנֵהּ וִיקָרֵב מְשִׁיחֵהּ » (véyats’ma’h pourkané vikarev méchi’hé, « qu’Il fasse germer Sa délivrance et rapproche Son messie »), auquel on répond amen. Dans le rite séfarade, la dernière ligne devient « עֹשֶׂה שָׁלוֹם בִּמְרוֹמָיו, הוּא בְּרַחֲמָיו יַעֲשֶׂה שָׁלוֹם עָלֵינוּ וְעַל כָּל עַמּוֹ יִשְׂרָאֵל » (ossé chalom bimromav, hou béra’hamav yaassé chalom alénou véal kol amo Israël). Les communautés d’Afrique du Nord et d’Orient disent aussi un « yéhé chélama rabba » plus long : suivez le siddour de votre synagogue.
Dans le texte ashkénaze, pendant les dix jours de pénitence, entre Roch Hachana et Kippour, « lééla mine kol birkhata » devient « lééla lééla mikol birkhata », et beaucoup disent aussi « ossé hachalom » au lieu de « ossé chalom ».
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Qui dit le kaddish, et quand ?
Le kaddish des endeuillés est dit par les proches en deuil, avant tout les enfants. On le dit à l’enterrement, aux offices avec minyan pendant le deuil, aux chelochim, à la hazkara et à chaque anniversaire. À l’inhumation même, beaucoup de communautés disent un kaddish particulier, plus long (le kaddish dé-it’hadata), que quelqu’un de la ’hevra kadicha lit en général avec les endeuillés. Dans certaines communautés les filles et les femmes disent le kaddish, dans d’autres non ; mieux vaut se renseigner à la synagogue.
Combien de temps dit-on le kaddish pour un parent ?
Pour un père ou une mère, l’usage ashkénaze est de le dire onze mois, et non une année entière ; chez beaucoup de séfarades, on s’interrompt une semaine au début du douzième mois, puis on reprend jusqu’à la fin des douze mois. Ensuite on le dit à chaque anniversaire, selon la date hébraïque du décès, calculable ici.
Pourquoi un minyan ?
Le kaddish est une prière de sanctification, dite seulement en présence d’un minyan de dix. Quand un endeuillé ne peut pas y être, certains demandent à une synagogue ou à quelqu’un d’autre de le dire pour lui, et ajoutent de l’étude et des Tehilim en mémoire du défunt.
Questions fréquentes
Peut-on dire le kaddish sans lire l’hébreu ?
Oui. La phonétique ci-dessus est faite pour cela ; beaucoup le disent ainsi pendant toute la période de deuil.
Quelle différence avec le kaddish dérabbanane ?
Le kaddish dérabbanane se dit après l’étude de la Torah orale et comporte un paragraphe de plus pour « Israël et nos maîtres ». Les endeuillés le disent aussi, en général.
Dit-on le kaddish à la hazkara au cimetière ?
Oui, s’il y a un minyan (dix hommes, dans l’usage orthodoxe). Il vaut donc la peine de vérifier à l’avance qui viendra.