La hachkava
La hachkava est la prière pour les défunts des communautés séfarades et orientales. Choisissez un homme ou une femme, la version courte ou complète, et écrivez le nom.
Le siddour dont vient ce texte réserve la version complète « à un homme grand dans la Torah et la crainte du Ciel ». Beaucoup de communautés la disent pour tous ; suivez l’usage de votre communauté.
Certaines familles mentionnent le nom du père, d’autres celui de la mère : suivez l’usage de votre famille. Indiquez le prénom hébraïque, pas forcément celui de l’état civil : Baroukh plutôt que Bernard. Sans lettres hébraïques, le texte hébreu laisse un blanc à remplir à la main.
Versets
וְהַחָכְמָה מֵאַיִן תִּמָּצֵא, וְאֵי זֶה מְקוֹם בִּינָה. אַשְׁרֵי אָדָם מָצָא חָכְמָה, וְאָדָם יָפִיק תְּבוּנָה. מָה רַב טוּבְךָ אֲשֶׁר צָפַנְתָּ לִּירֵאֶיךָ, פָּעַלְתָּ לַחֹסִים בָּךְ נֶגֶד בְּנֵי אָדָם. מַה יָּקָר חַסְדְּךָ אֱלֹהִים, וּבְנֵי אָדָם בְּצֵל כְּנָפֶיךָ יֶחֱסָיוּן. יִרְוְיֻן מִדֶּשֶׁן בֵּיתֶךָ, וְנַחַל עֲדָנֶיךָ תַשְׁקֵם. טוֹב שֵׁם מִשֶּׁמֶן טוֹב, וְיוֹם הַמָּוֶת מִיּוֹם הִוָּלְדוֹ. סוֹף דָּבָר הַכֹּל נִשְׁמָע, אֶת הָאֱלֹהִים יְרָא וְאֶת מִצְוֺתָיו שְׁמוֹר, כִּי זֶה כָּל הָאָדָם. יַעְלְזוּ חֲסִידִים בְּכָבוֹד, יְרַנְּנוּ עַל מִשְׁכְּבוֹתָם.
En phonétique
Véha’hokhma méayine timatsé, véé zé mékom bina. Achré adam matsa ’hokhma, véadam yafik tévouna. Ma rav touvkha acher tsafanta liréékha, paalta la’hossim bakh néguéd béné adam. Ma yakar ’hasdékha Élohim, ouvné adam bétsel kénafékha yé’héssayoun. Yirvéyoun midéchène bétékha, véna’hal adanékha tachkem. Tov chem michémène tov, véyom hamavet miyom hivaldo. Sof davar hakol nichma, et haÉlohim yéra véet mitsvotav chémor, ki zé kol haadam. Yalézou ’hassidim békhavod, yéranénou al michkévotam.
Traduction
Mais la sagesse, d’où la tirer ? Et où demeure l’intelligence ? Heureux l’homme qui a trouvé la sagesse, celui qui acquiert l’intelligence. Qu’il est grand, le bien que Tu as réservé à ceux qui Te craignent, que Tu accomplis pour ceux qui s’abritent en Toi, aux yeux de tous les hommes ! Que Ta bonté est précieuse, ô Dieu ! Les fils de l’homme s’abritent à l’ombre de Tes ailes. Ils se rassasient de l’abondance de Ta maison, et Tu les abreuves au torrent de Tes délices. Un bon nom vaut mieux qu’une huile fine, et le jour de la mort que le jour de la naissance. En somme, quand tout a été entendu : crains Dieu et observe Ses commandements, car c’est là tout l’homme. Que les fidèles exultent dans la gloire, qu’ils chantent de joie sur leurs couches.
מְנוּחָה נְכוֹנָה, בִּישִׁיבָה עֶלְיוֹנָה, בְּמַעֲלַת קְדוֹשִׁים וּטְהוֹרִים, כְּזוֹהַר הָרָקִיעַ מְאִירִים וּמַזְהִירִים, וְחִלּוּץ עֲצָמִים, וְכַפָּרַת אֲשָׁמִים, וְהַרְחָקַת פֶּשַׁע, וְהַקְרָבַת יֶשַׁע, וְחֶמְלָה וַחֲנִינָה, מִלִּפְנֵי שׁוֹכֵן מְעוֹנָה, וְחוּלָקָא טָבָא לְחַיֵּי הָעוֹלָם הַבָּא. שָׁם תְּהֵא מְנַת וּמְחִיצַת וִישִׁיבַת נֶפֶשׁ הַשֵּׁם הַטּוֹב הַמְרוּחָם ______, רוּחַ ה׳ תְּנִיחֶנּוּ בְּגַן עֵדֶן, דְּאִתְפְּטָר מִן עַלְמָא הָדֵין כִּרְעוּת אֱלָהָא מָארֵי שְׁמַיָּא וְאַרְעָא. מֶלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים בְּרַחֲמָיו יְרַחֵם עָלָיו, וְיָחוֹס וְיַחְמוֹל עָלָיו. מֶלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים בְּרַחֲמָיו יַסְתִּירֵהוּ בְּצֵל כְּנָפָיו וּבְסֵתֶר אָהֳלוֹ, לַחֲזוֹת בְּנוֹעַם ה׳ וּלְבַקֵּר בְּהֵיכָלוֹ, וּלְקֵץ הַיָּמִין יַעֲמִידֵהוּ, וּמִנַּחַל עֲדָנָיו יַשְׁקֵהוּ, וְיִצְרוֹר בִּצְרוֹר הַחַיִּים נִשְׁמָתוֹ, וְיָשִׂים כָּבוֹד מְנוּחָתוֹ. ה׳ הוּא נַחֲלָתוֹ, וְיִלָּוֶה אֵלָיו הַשָּׁלוֹם, וְעַל מִשְׁכָּבוֹ יִהְיֶה שָׁלוֹם, כְּדִכְתִיב: יָבוֹא שָׁלוֹם, יָנוּחוּ עַל מִשְׁכְּבוֹתָם הֹלֵךְ נְכֹחוֹ. הוּא וְכָל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל הַשּׁוֹכְבִים עִמּוֹ בִּכְלַל הָרַחֲמִים וְהַסְּלִיחוֹת, וְכֵן יְהִי רָצוֹן, וְנֹאמַר אָמֵן.
En phonétique
Ménou’ha nékhona, bichiva élyona, béma’alat kédochim outéhorim, kézohar harakia méirim oumazhirim, vé’hilouts atsamim, vékhaparat achamim, véhar’hakat pécha, véhakravat yécha, vé’hemla va’hanina, milifné chokhène méona, vé’houlaka tava lé’hayé haolam haba. Cham téhé ménat oumé’hitsat vichivat néfech hachem hatov hamérou’ham ______, roua’h Adonaï téni’hénou béGan Éden, déitpétar mine alma hadène kirout élaha maré chémaya véara. Mélekh malkhé hamélakhim béra’hamav yéra’hem alav, véya’hoss véya’hmol alav. Mélekh malkhé hamélakhim béra’hamav yastiréhou bétsel kénafav ouvséter oholo, la’hazot bénoam Adonaï oulvaker béhékhalo, oulkets hayamine yaamidéhou, oumina’hal adanav yachkéhou, véyitsror bitsror ha’hayim nichmato, véyassim kavod ménou’hato. Adonaï hou na’halato, véyilavé élav hachalom, véal michkavo yihyé chalom, kédikhtiv : Yavo chalom, yanou’hou al michkévotam holèkh nékho’ho. Hou vékhol béné Israël hachokhvim imo bikhlal hara’hamim véhasli’hot, vékhène yéhi ratsone, vénomar : amen.
Traduction
Un repos parfait dans l’assemblée céleste, au rang des saints et des purs qui illuminent et resplendissent comme l’éclat du firmament ; la vigueur rendue aux os et l’expiation des fautes, l’éloignement du péché et l’approche du salut, la pitié et la grâce de Celui qui réside dans les cieux, et une bonne part à la vie du monde futur. Que là soient la part, la place et la demeure de l’âme de ______, homme de bon renom, que Dieu a pris en miséricorde. Que l’esprit de l’Éternel lui donne le repos au jardin d’Éden, lui qui a quitté ce monde selon la volonté de Dieu, Maître du ciel et de la terre. Que le Roi suprême des rois, dans Sa miséricorde, ait pitié de lui, qu’Il le prenne en compassion et l’épargne. Que le Roi suprême des rois, dans Sa miséricorde, l’abrite à l’ombre de Ses ailes et dans le secret de Sa tente, pour contempler la douceur de l’Éternel et fréquenter Son sanctuaire ; qu’Il le relève à la fin des jours et l’abreuve au torrent de Ses délices ; qu’Il relie son âme au faisceau de la vie et rende son repos glorieux. L’Éternel est son héritage ; que la paix l’accompagne et que la paix soit sur sa couche, comme il est écrit : « Il entrera dans la paix ; ils reposeront sur leurs couches, chacun de ceux qui ont marché dans la droiture. » Que lui et tous les fils d’Israël qui reposent avec lui soient compris dans la miséricorde et le pardon. Que telle soit Sa volonté, et disons : Amen.
Le texte contient un Nom divin. Beaucoup gardent la page imprimée, puis la déposent à la guéniza plutôt que de la jeter.
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Quand dit-on la hachkava ?
À l’enterrement, à la hazkara (pendant la chiva, aux chelochim, à la fin du onzième mois et à l’anniversaire du décès) et à la pose de la stèle. On la dit aussi après une montée à la Torah en mémoire du défunt, et dans beaucoup de communautés à Yom Kippour. En général le ’hazan, le rabbin ou un proche la dit, puis on dit le kaddish s’il y a un minyan.
La hachkava et El malé ra’hamim
Les deux demandent le repos de l’âme, avec des mots différents. El malé ra’hamim vient de la tradition ashkénaze ; la hachkava est le texte des séfarades et des communautés orientales. Certaines familles séfarades disent aussi El malé ra’hamim lors des cérémonies : ce que fait votre famille est juste.
Sur le texte
Le texte vient du siddour Edot Hamizra’h. Pour un homme et pour une femme, il existe une version courte et une version complète précédée de versets : pour un homme, tirés de Job, des Proverbes, des Psaumes et de l’Ecclésiaste ; pour une femme, de « La femme vaillante » (Echet ’hayil). Certaines communautés changent quelques mots. En hébreu, le Nom divin est abrégé (ה׳), mais les versets qui précèdent la version complète pour un homme contiennent le nom אֱלֹהִים (Élohim) : sous cette version, une note indique ce que beaucoup font de la page imprimée.
Quand tombe la hazkara ?
Le calculateur trouve la date hébraïque du décès et la hazkara des dix prochaines années.
Questions fréquentes
Faut-il un minyan pour la hachkava ?
Non, on peut la dire sans minyan. C’est le kaddish dit ensuite qui en demande un.
En quoi la hachkava pour une femme est-elle différente ?
Outre la grammaire, on dit souvent avant elle des versets de « La femme vaillante », et la version complète pour une femme commence par un paragraphe en araméen et continue en hébreu.
Mentionne-t-on le nom du père ou de la mère ?
Les usages diffèrent selon les communautés et les familles. Écrivez le nom comme on le dit chez vous, ou seulement le prénom du défunt.