La prière Yizkor
Yizkor se dit à la synagogue à Yom Kippour, à Chemini Atséret, au dernier jour de Pessa’h et à Chavouot. Choisissez pour qui vous la dites et écrivez le nom : la prière s’affiche dans la bonne forme, en hébreu, en phonétique et en traduction.
L’usage est de mentionner le nom du père ; certaines familles mentionnent celui de la mère. Indiquez le prénom hébraïque, pas forcément celui de l’état civil : Baroukh plutôt que Bernard. Sans lettres hébraïques, le texte hébreu laisse un blanc à remplir à la main.
יִזְכּוֹר אֱלֹהִים נִשְׁמַת אָבִי מוֹרִי ______ שֶׁהָלַךְ לְעוֹלָמוֹ, בַּעֲבוּר שֶׁאֶתֵּן בְּלִי נֶדֶר צְדָקָה בַּעֲדוֹ. בִּשְׂכַר זֶה תְּהֵא נַפְשׁוֹ צְרוּרָה בִּצְרוֹר הַחַיִּים עִם נִשְׁמוֹת אַבְרָהָם יִצְחָק וְיַעֲקֹב, שָׂרָה רִבְקָה רָחֵל וְלֵאָה, וְעִם שְׁאָר צַדִּיקִים וְצִדְקָנִיּוֹת שֶׁבְּגַן עֵדֶן. וְנֹאמַר אָמֵן.
En phonétique
Yizkor Élohim nichmat avi mori ______ chéhalakh léolamo, baavour chéétène béli néder tsédaka baado. Biskhar zé téhé nafcho tséroura bitsror ha’hayim im nichmot Avraham, Yits’hak véYaakov, Sara, Rivka, Ra’hel véLéa, véim chéar tsadikim vétsidkaniyot chébéGan Éden. Vénomar : amen.
Traduction
Que Dieu se souvienne de l’âme de mon père, mon maître, ______, parti pour son monde, car je donnerai la tsédaka à son intention, sans en faire le vœu. En récompense, que son âme soit liée au faisceau de la vie avec les âmes d’Abraham, Isaac et Jacob, Sarah, Rébecca, Rachel et Léa, et avec les autres justes, hommes et femmes, qui sont au jardin d’Éden. Et disons : Amen.
Le texte contient un Nom divin. Beaucoup gardent la page imprimée, puis la déposent à la guéniza plutôt que de la jeter.
Yizkor pour tous ses proches
Pour rappeler le souvenir de tous ses proches disparus, sans les nommer un à un, on dit ce paragraphe.
יִזְכּוֹר אֱלֹהִים נִשְׁמַת אָבִי וְאִמִּי, זְקֵנַי וּזְקֵנוֹתַי, דּוֹדַי וְדוֹדוֹתַי, אַחַי וְאַחְיוֹתַי, בֵּין מִצַּד אָבִי וּבֵין מִצַּד אִמִּי, שֶׁהָלְכוּ לְעוֹלָמָם, בַּעֲבוּר שֶׁאֶתֵּן בְּלִי נֶדֶר צְדָקָה בַּעֲדָם. בִּשְׂכַר זֶה תִּהְיֶינָה נַפְשׁוֹתָם צְרוּרוֹת בִּצְרוֹר הַחַיִּים עִם נִשְׁמוֹת אַבְרָהָם יִצְחָק וְיַעֲקֹב, שָׂרָה רִבְקָה רָחֵל וְלֵאָה, וְעִם שְׁאָר צַדִּיקִים וְצִדְקָנִיּוֹת שֶׁבְּגַן עֵדֶן. וְנֹאמַר אָמֵן.
Yizkor Élohim nichmat avi véimi, zékénaï ouzékénotaï, dodaï védodotaï, a’haï véa’hyotaï, bène mitsad avi ouvène mitsad imi, chéhalkhou léolamam, baavour chéétène béli néder tsédaka baadam. Biskhar zé tihyéna nafchotam tsérourot bitsror ha’hayim im nichmot Avraham, Yits’hak véYaakov, Sara, Rivka, Ra’hel véLéa, véim chéar tsadikim vétsidkaniyot chébéGan Éden. Vénomar : amen.
Que Dieu se souvienne des âmes de mon père et de ma mère, de mes grands-pères et grands-mères, de mes oncles et tantes, de mes frères et sœurs, du côté de mon père comme du côté de ma mère, partis pour leur monde, car je donnerai la tsédaka à leur intention, sans en faire le vœu. En récompense, que leurs âmes soient liées au faisceau de la vie avec les âmes d’Abraham, Isaac et Jacob, Sarah, Rébecca, Rachel et Léa, et avec les autres justes, hommes et femmes, qui sont au jardin d’Éden. Et disons : Amen.
Yizkor pour les proches tués parce que juifs
Pour les proches assassinés parce qu’ils étaient juifs (pendant la Shoah ou lors de pogroms), le siddour a un paragraphe à part :
יִזְכּוֹר אֱלֹהִים נִשְׁמַת ______ וְנִשְׁמַת כָּל קְרוֹבַי וּקְרוֹבוֹתַי, דּוֹדַי וְדוֹדוֹתַי, אַחַי וְאַחְיוֹתַי, הֵן מִצַּד אָבִי וְהֵן מִצַּד אִמִּי, הֵן שֶׁהוּמְתוּ, הֵן שֶׁנֶּהֶרְגוּ, הֵן שֶׁנִּשְׁחֲטוּ וְשֶׁנִּשְׂרְפוּ וְשֶׁנִּטְבְּעוּ וְשֶׁנֶּחְנְקוּ עַל קִדּוּשׁ הַשֵּׁם, בַּעֲבוּר שֶׁאֶתֵּן בְּלִי נֶדֶר צְדָקָה בְּעַד הַזְכָּרַת נִשְׁמוֹתֵיהֶם. וּבִשְׂכַר זֶה תִּהְיֶינָה נַפְשׁוֹתֵיהֶם צְרוּרוֹת בִּצְרוֹר הַחַיִּים עִם נִשְׁמוֹת אַבְרָהָם יִצְחָק וְיַעֲקֹב, שָׂרָה רִבְקָה רָחֵל וְלֵאָה, וְעִם שְׁאָר צַדִּיקִים וְצִדְקָנִיּוֹת שֶׁבְּגַן עֵדֶן. וְנֹאמַר אָמֵן.
Yizkor Élohim nichmat ______ vénichmat kol kérovaï oukérovotaï, dodaï védodotaï, a’haï véa’hyotaï, hène mitsad avi véhène mitsad imi, hène chéhoumtou, hène chénéhergou, hène chénich’hatou véchénisréfou véchénitbéou véchéné’hnékou al kidouch Hachem, baavour chéétène béli néder tsédaka béad hazkarat nichmotéhem. Ouviskhar zé tihyéna nafchotéhem tsérourot bitsror ha’hayim im nichmot Avraham, Yits’hak véYaakov, Sara, Rivka, Ra’hel véLéa, véim chéar tsadikim vétsidkaniyot chébéGan Éden. Vénomar : amen.
Que Dieu se souvienne de l’âme de ______, et des âmes de tous mes proches, hommes et femmes, de mes oncles et tantes, de mes frères et sœurs, du côté de mon père comme du côté de ma mère, qui ont été mis à mort, tués, égorgés, brûlés, noyés et étranglés pour la sanctification du Nom de Dieu, car je donnerai la tsédaka en souvenir de leurs âmes, sans en faire le vœu. En récompense, que leurs âmes soient liées au faisceau de la vie avec les âmes d’Abraham, Isaac et Jacob, Sarah, Rébecca, Rachel et Léa, et avec les autres justes, hommes et femmes, qui sont au jardin d’Éden. Et disons : Amen.
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Quand dit-on Yizkor ?
À Yom Kippour, à Chemini Atséret, au dernier jour de Pessa’h et à Chavouot, après la lecture de la Torah ; hors d’Israël, au huitième jour de Pessa’h et au deuxième jour de Chavouot. Chacun dit à voix basse le paragraphe pour ses proches, puis le ’hazan dit El malé ra’hamim et Av hara’hamim.
Dans beaucoup de communautés ashkénazes, ceux dont les deux parents sont en vie sortent de la salle pendant Yizkor et reviennent après. Les communautés séfarades et orientales ne disent pas Yizkor sous cette forme ; elles disent la hachkava.
Que veut dire « bli néder » ?
Celui qui prie s’engage à donner la tsédaka à la mémoire du défunt, et ajoute « bli néder » (« sans vœu ») pour que la promesse ne soit pas un vœu qui l’oblige. On donne en général la tsédaka après la fête.
Sur le texte
Le texte vient du siddour nossa’h Sefard, très répandu en Israël ; les siddourim ashkénazes diffèrent d’un mot ou deux. Le siddour a un paragraphe pour un père et un pour une mère. Pour les autres proches, on dit les mêmes mots en changeant seulement le lien, par exemple « a’hi » (mon frère) ou « ichti » (ma femme), comme l’impriment beaucoup de siddourim. Le Yizkor lu lors des cérémonies nationales du souvenir en Israël est un autre texte.
Questions fréquentes
Peut-on dire Yizkor sans minyan ?
Oui. Yizkor est une prière personnelle, et ceux qui ne peuvent pas venir à la synagogue la disent chez eux. El malé ra’hamim, que le ’hazan dit ensuite, ne demande pas de minyan non plus.
Dit-on Yizkor la première année après le décès ?
Les usages diffèrent : dans certaines communautés, les endeuillés disent Yizkor dès la première fête, dans d’autres non. Renseignez-vous auprès du rabbin de la communauté.
Peut-on dire Yizkor pour plusieurs personnes ?
Oui. On dit un paragraphe pour chacune, ou le paragraphe pour tous ses proches qui figure sous la prière.
Peut-on dire Yizkor en français ?
La prière peut se dire dans toute langue que vous comprenez. Beaucoup lisent l’hébreu en phonétique, comme ici, avec la traduction à côté.