El malé ra’hamim
El malé ra’hamim, « Dieu plein de miséricorde », se dit à l’enterrement, à la hazkara, à la pose de la stèle et à l’anniversaire. Écrivez le nom : la prière s’affiche dans la bonne forme, pour un homme ou une femme, en hébreu, en phonétique et en français, prête à imprimer.
L’usage est de mentionner le nom du père ; certaines familles mentionnent celui de la mère. Indiquez le prénom hébraïque, pas forcément celui de l’état civil : Baroukh plutôt que Bernard. Sans lettres hébraïques, le texte hébreu laisse un blanc à remplir à la main.
אֵל מָלֵא רַחֲמִים, שׁוֹכֵן בַּמְּרוֹמִים, הַמְצֵא מְנוּחָה נְכוֹנָה עַל כַּנְפֵי הַשְּׁכִינָה, בְּמַעֲלוֹת קְדוֹשִׁים וּטְהוֹרִים כְּזֹהַר הָרָקִיעַ מַזְהִירִים, אֶת נִשְׁמַת ______ שֶׁהָלַךְ לְעוֹלָמוֹ, בַּעֲבוּר שֶׁנָּדְבוּ צְדָקָה בְּעַד הַזְכָּרַת נִשְׁמָתוֹ. לָכֵן בַּעַל הָרַחֲמִים יַסְתִּירֵהוּ בְּסֵתֶר כְּנָפָיו לְעוֹלָמִים, וְיִצְרֹר בִּצְרוֹר הַחַיִּים אֶת נִשְׁמָתוֹ. ה׳ הוּא נַחֲלָתוֹ, וְיָנוּחַ בְּשָׁלוֹם עַל מִשְׁכָּבוֹ, וְנֹאמַר אָמֵן.
En phonétique
El malé ra’hamim, chokhène bamromim, hamtsé ménou’ha nékhona al kanfé hachékhina, béma’alot kédochim outéhorim kézohar harakia mazhirim, et nichmat ______ chéhalakh léolamo, baavour chénadvou tsédaka béad hazkarat nichmato. Lakhène baal hara’hamim yastiréhou béséter kénafav léolamim, véyitsror bitsror ha’hayim et nichmato. Adonaï hou na’halato, véyanoua’h béchalom al michkavo, vénomar : amen.
Traduction
Dieu plein de miséricorde, qui résides dans les hauteurs, accorde un repos parfait sur les ailes de la Présence divine, parmi les saints et les purs qui brillent comme l’éclat du firmament, à l’âme de ______, parti pour son monde, car une tsédaka a été donnée en souvenir de son âme. Que le Maître de la miséricorde l’abrite à l’ombre de Ses ailes pour toujours et relie son âme au faisceau de la vie. L’Éternel est son héritage ; qu’il repose en paix sur sa couche. Et disons : Amen.
Le texte contient un Nom divin. Beaucoup gardent la page imprimée, puis la déposent à la guéniza plutôt que de la jeter.
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Quand dit-on El malé ra’hamim ?
À l’enterrement, à la hazkara des chelochim et de l’anniversaire, et à la pose de la stèle. Le plus souvent le ’hazan la chante ou un proche la lit, puis on dit le kaddish des endeuillés s’il y a un minyan.
Dans beaucoup de communautés, on ne dit pas El malé ra’hamim les jours où l’on ne dit pas Ta’hanoun, comme Roch ’Hodech, le mois de Nissan et les fêtes. Quand l’anniversaire tombe l’un de ces jours, les usages diffèrent sur le moment où la dire : renseignez-vous à la synagogue.
Pourquoi la prière parle-t-elle de tsédaka ?
La prière dit qu’une tsédaka a été donnée en souvenir de son âme : la famille s’engage donc à donner la tsédaka en mémoire du défunt. Beaucoup ajoutent « bli néder » (« sans vœu »), pour que la promesse ne soit pas un vœu, puis la donnent.
Chez les séfarades : la hachkava
El malé ra’hamim vient de la tradition ashkénaze. Beaucoup de communautés séfarades disent à sa place la hachkava, une autre prière dans le même esprit, lue dans le siddour.
Sur le texte
Voici la version courante. Certaines communautés disent « sous les ailes » plutôt que « sur les ailes », et certaines ajoutent « bégane éden téhé ménou’hato », « que son repos soit au jardin d’Éden ». En hébreu, le Nom divin est abrégé (ה׳), mais le premier mot de la prière, אֵל (El), est lui aussi un nom de Dieu. La note sous la prière indique ce que beaucoup font de la page imprimée.
Quand tombe la hazkara ?
Le calculateur trouve la date hébraïque du décès et la hazkara des dix prochaines années.
Questions fréquentes
Faut-il un minyan pour El malé ra’hamim ?
Non, on peut la dire sans minyan. C’est le kaddish qui suit qui en demande un.
Nom du père ou de la mère ?
En général celui du père (« ben » pour un fils, « bat » pour une fille). Certaines familles font autrement : écrivez le nom en usage chez vous.
Que dit-on ensuite ?
Le kaddish des endeuillés, s’il y a un minyan. Les versets du Psaume 119 selon les lettres du nom se lisent en général avant elle, avec les autres psaumes.