Que graver sur une pierre tombale : épitaphes et exemples
Quelques lignes sur une pierre qui restera des décennies. Les familles y réfléchissent longtemps, souvent dans les semaines qui précèdent la pose de la stèle. Voici la structure habituelle, des idées d’épitaphe et ce qu’il faut vérifier avant de valider le texte.
Mis à jour le · 6 min de lecture
La structure d’une pierre tombale juive
Une pierre tombale juive porte en général une inscription en hébreu, souvent accompagnée des mêmes informations en français. De haut en bas :
- פ״נ (po nikbar, « ici repose ») ou פ״ט (po tamoun, « ici est enterré ») tout en haut.
- Le nom hébraïque avec celui du père : « Simone bat Avraham » (fille d’Avraham), « Moché ben Yossef ». Certaines familles ajoutent le nom de la mère.
- Une abréviation après le nom, dans beaucoup de familles : ז״ל (zikhrono livrakha, « que son souvenir soit une bénédiction ») ou ע״ה (alav hachalom, « que la paix soit sur lui ») ; pour une personne assassinée, par exemple pendant la Shoah ou dans un attentat, ou tombée au combat, הי״ד (Hachem yikom damo, « que Dieu venge son sang »). Pour une femme : zikhronah, aleha, damah.
- La date hébraïque du décès, et souvent les dates civiles de naissance et de décès. Si le décès a eu lieu après le coucher du soleil, la date hébraïque est celle du lendemain, et le calculateur permet de la vérifier. Notre outil d’inscription en hébreu écrit les lignes hébraïques avec la date.
- Une épitaphe ou un verset.
- ת.נ.צ.ב.ה en bas : « Que son âme soit liée au faisceau de la vie ».
Un exemple
פ״נשמחה בת אברהםSIMONE ATTALI1936 – 2026Notre mère et grand-mère bien-aiméeSon rire remplissait la maisonת.נ.צ.ב.ה
Des idées d’épitaphe
Versets et formules traditionnelles
- « Une femme vaillante, qui la trouvera ? Elle a bien plus de valeur que les perles. » (Proverbes 31)
- « Ses enfants se lèvent et la proclament heureuse. » (Proverbes 31)
- « Le souvenir du juste est une bénédiction. » (Proverbes 10)
- « Tu resteras à jamais dans nos cœurs. » « Ton souvenir ne nous quittera pas. »
Des mots à vous
- Une phrase qu’il répétait : « Tout va s’arranger. » « Mange quelque chose. »
- Ce qu’il était pour vous : « Qui nous a appris à rire. » « Dont la porte était toujours ouverte. »
- Une grande passion : « Un homme de la mer. » « Elle plantait un jardin partout où elle vivait. »
Ce qu’il faut vérifier avant de valider
- L’orthographe. Les noms et les dates exactement comme sur les documents. Demandez à deux membres de la famille de relire séparément.
- La date hébraïque, surtout si le décès a eu lieu après le coucher du soleil.
- Le règlement du cimetière. Les cimetières et les consistoires ont leurs propres règles : dimensions, photos, langues, textes. Renseignez-vous avant de commander.
- La longueur. Beaucoup de marbriers facturent à la lettre. Une ligne courte et juste vaut mieux.
- Une maquette. Demandez au marbrier un projet de mise en page avant la gravure. Ce qui est gravé reste.
Ce qui ne tient pas sur la pierre
Une pierre tombale offre de la place pour quelques lignes. Tout le reste (l’histoire, les photos, la voix, les souvenirs des amis) a besoin d’un autre lieu. Une page de mémoire peut tout contenir et, une fois la page ouverte, son adresse peut être envoyée à tous ceux qui ne pourront pas venir au cimetière.
Un seul endroit pour tout ce qui reste
Une page de mémoire que vous tenez : l’histoire d’une vie, des photographies, des enregistrements, et les souvenirs que la famille et les amis envoient et que vous validez. Un rappel avant chaque hazkara si la page affiche les dates hébraïques, et tout se télécharge à tout moment. Créer et remplir la page est gratuit. Elle reste privée, visible de vous seul, jusqu’à ce que vous l’ouvriez aux autres en un seul paiement : 99 ₪ en Israël, 39 $ ailleurs. Sans abonnement.
Questions fréquentes
Que signifie פ״נ sur une tombe juive ?
C’est l’abréviation de « po nikbar » (pour une femme, « po nikbera ») : « ici repose ». On trouve aussi פ״ט, « po tamoun », « ici est enterré ». Les deux sont d’usage.
Quand pose-t-on la pierre tombale ?
En Israël, en général vers la fin des chelochim, les trente premiers jours. En France et ailleurs, beaucoup de familles la posent plutôt vers la fin de la première année. Il n’y a pas de règle unique ; voyez avec le cimetière.
Peut-on mettre une photo sur la tombe ?
Cela dépend du cimetière : certains l’interdisent, d’autres l’autorisent. Renseignez-vous avant de commander.
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